Vendredi 20 février 2009
 

On a souvent entendu dire que le marketing créait le besoin. Aujourd'hui, on entend, qu'à cause de la crise, les besoins vont changer. Ces deux affirmations sont fausses. Elles partent toutes les deux d'un présupposé faux dû à une vision uniquement commerciale du besoin. Or, c'est notre société qui a créé cette vision économique du besoin.

Replaçons le besoin dans sa réelle dimension, sociologique et anthropologique : celle de l'épanouissement personnel si bien décrite par Maslow. L'être humain a été de tout temps et bien avant l'avènement de la société commerciale en recherche d'épanouissement personnel, même au niveau de sa simple survie. Ce sont les moyens pour y parvenir que la crise va changer. Le marketing a pour but de convaincre l'être humain que son épanouissement personnel passe par la consommation. Les différents types de consommation ne sont pas le besoin mais le moyen présenté pour assouvir le besoin. Par exemple, nous n'avons pas besoin de voiture. Nous avons besoin, et ce depuis l'apparition de l'homme, de nous déplacer. La voiture est le moyen de satisfaire ce besoin.

Les entreprises ainsi que les politiques ne doivent pas confondre besoin et moyen de l'assouvir. L'un et l'autre doivent s'adapter pour proposer des solutions innovantes et différentes pour remplir leur objectif social : offrir à leurs compatriotes les moyens de s'épanouir personnellement.

Par Isabelle Umbdenstock - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 10 février 2009

Ci-dessous un rapport de la CGPME IDF :

« On constate que les dirigeants rencontrent des difficultés à identifier une stratégie à long terme pour leur entreprise. Ils sont focalisés sur une stratégie à court terme qui génère une barrière pour investir dans l’innovation. La difficulté majeure se manifeste lorsque l’entreprise nait avec le créateur et perdure avec ses bonnes idées. Cela le rend sûr de lui et engendre des freins à la PME-PMI pour mener les mutations nécessaires aux Ressources Humaines, le management et la démarche qualité, etc.

On remarque que seulement 20 % des entreprises avec 20 salariés font de la formation professionnelle. C’est un handicap pour les PME-PMI qui souhaitent se développer pour accroitre leur valeur ajoutée. En ce qui concerne le management des services, il revient régulièrement au leader qui n’a pas toujours les outils pour gérer et dynamiser une équipe. Ce dernier point est dû à un problème de sensibilisation du personnel.

Les risques rencontrés à 87 % par les entreprises qui peuvent mettre en danger leur activité sont :

- Un collaborateur parti avec le fichier client
- La cybercriminalité
- Le problème de qualité du système informatique.

25 % des PME-PMI ont été déstabilisées dans le cadre de débauchage de personnel. Pour le chef d’entreprise, la gestion de son personnel est un réel enjeu. Il lui permet de garder durablement ses collaborateurs et connaître les compétences de chacun.

Les PME-PMI n’ont pas conscience d’être un enjeu, elles ne se sentent pas concernée. Pourtant, elles créent de la valeur ajoutée. Différents organismes constatent une méconnaissance des victimes due à plusieurs facteurs :

- le problème d’image engendre une déstabilisation
- la confidentialité de la crise
- la méconnaissance des lieux où l’on peut avoir de l’aide
- la discrétion.

Les PME-PMI sont prêtes mais ne savent pas où trouver de l’information. L’Intelligence Economique est un instrument indispensable pour les PME-PMI françaises, nous avons besoin d’hommes et femmes de terrain pour faire comprendre aux dirigeants l’enjeu que représente cet outil. Nous devons travailler en synergie pour que les entreprises françaises se battent à armes égales. »

Par Isabelle Umbdenstock - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 10 décembre 2008
Le maître-mot dans la gouvernance d'entreprise en ces temps de récession économique est RIGUEUR. Rigueur dans le suivi des règlements clients, rigueur dans le suivi de l'état de santé économique de ses clients, rigueur dans ses propres dépenses et rigueur dans sa propre stratégie de rentabilité.


Car obsédées par le maintien de part de marché ou de volume de ventes, les entreprises oublient de mesurer l'impact à terme de cette volonté commerciale sur leur structure financière, et donc sur l'objectif primordial de l'organisation : soutenir et augmenter son profit. Pour cela et plus que jamais, l'entreprise doit maîtriser les indicateurs élasticité-prix et élasticité-marketing. Ce sont les indicateurs incontournables qui vont permettre de déterminer financièrement la stratégie à mener pour maintenir, voire maximiser, le profit. Ce sont ces indicateurs qui répondront aux questions : quel est ma latitude de baisse de prix (ou de valeur ajoutée), et quel budget marketing dois-je allouer ? Bon nombre d'entreprises ne mesurent pas avec précision la rentabilité de leur politique de prix et de leur budget marketing (comprenant tous les outils du mix y compris la force de vente). Alors qu'elles vont mettre la pression sur leurs fournisseurs pour gagner 2 à 3%, elles passent à côté d'une optimisation de leur propre stratégie commerciale avec des gains de rentabilité pouvant être supérieurs à ces taux.


Les modes de calculs du profit lié à la stratégie commerciale sont nombreux (ROME, ROMI, ROI). Ils manquent cependant de précision pour calculer l'optimisation du profit. Et malheureusement, la majorité des logiciels présents sur le marché utilise ces seuls modes de calcul.

Or, les consultants britanniques Robert Shaw et David Merrick, spécialistes depuis plus de 20 ans de l'optimisation de la rentabilité en marketing, proposent un modèle de simulation très bien conçu et remarquable de précision. Je me base moi-même sur ce modèle dans le cadre de mes missions en y intégrant, par sécurité, 3 hypothèses (haute, médium et basse). J'en conseille l'utilisation à tous. Pour ne pas paraître comme étant de la publicité déguisée pour faire appel à mes services, je précise qu'il est utilisable par tous ceux maîtrisant correctement les chiffres et la gestion et que les formules de calcul sont exposées dans le livre des 2 consultants : Marketing Payback.

Il s'agit là du meilleur outil que je connaisse pour gérer financièrement sa politique commerciale avec rigueur.

Par Isabelle Umbdenstock - Communauté : BLOG D ENTREPRISE BLOG PRO
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 novembre 2008

En ces temps troublés, certains seront tentés d'adopter une stratégie offensive pour profiter de la vulnérabilité de leurs concurrents. C'est audacieux, quoique extrêmement risqué. Qui, aujourd'hui, a une certitude sur les objectifs qu'il s'est fixé pour l'année 2009 ? Le marché est instable. Et prendre des risques à l'heure actuelle peut aussi bien mener à une flamboyante réussite qu'à un échec insurmontable. Par exemple, se surcharger en matière première à bas coût peut être un excellent gain de rentabilité et de parts de marché, si le marché se maintient. Mais si le marché s'effondre, c'est une surcharge de stock qui va plomber la trésorerie de l'entreprise dans une période où la santé de ses finances est primordiale pour surmonter la crise.

 

D'autres, plus prudents, ont réalisé que, pour l'instant, ils ne peuvent en aucun cas dominer leur environnement externe. Ils restent attentifs aux évènements et se donnent quelques mois pour voir quelle tendance leurs marchés vont prendre à terme. Par contre, s'ils ne mènent effectivement aucune stratégie offensive actuellement, ils se doivent de la préparer pour la sortie de crise, quand il sera à nouveau possible d'avoir une vision plus claire de l'environnement commercial. Différentes hypothèses doivent, d'ores et déjà, être envisagées et une stratégie être élaborée pour chacune de ses hypothèses. Le gagnant de cette crise sera celui qui saura sortir la tête de l'eau le premier, juste après la tempête.

Aujourd'hui, chacun est happé par le quotidien, à évaluer sa position, à imaginer des solutions de réduction des coûts, à suivre l'évolution de sa trésorerie. En bref, à gérer l'urgence. Mais il ne faut jamais oublier que si, lors d'une tempête, l'objectif primordial d'un navire est de rester à flots, s'il oublie son cap il dérive.

Un aspect est à souligner dans les périodes de crises : l'entreprise doit puiser dans ses richesses... humaines. En période d'activité normale, personne n'a le temps de penser à la manière d'améliorer sa tâche, de gagner en rentabilité. Et pourtant, nombreux sont les employés qui ont des idées. Du manoeuvre qui sait qu'en modifiant légèrement son parcours, il pourrait gagner du temps et faire plus de navettes... à l'opératrice de saisie qui, en discutant avec l'informaticien, a réalisé qu'une partie des données pouvaient être récupérées automatiquement, limitant ainsi le volume de saisie. Ce sont 2 exemples que j'ai moi-même rencontré en entreprise. Mettre en place des groupes de réflexion sur l'amélioration de l'efficacité dans l'entreprise aura pour effets positifs, d'une part de découvrir de multiples moyens de gagner en rentabilité, et d'autre part de rassurer les salariés en parlant de l'avenir de leur entreprise.

Il y aura 2 types de vainqueurs dans cette crise : les quelques opportunistes qui auront pris beaucoup de risques et auront eu la chance de réussir, et les « constructifs » : ceux qui auront su rebondir en améliorant leur gestion, en tenant prête une stratégie de sortie de crise, et en ayant mobilisé toute leur richesse humaine, plutôt que de la laisser se démoraliser.

Par Isabelle Umbdenstock
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 19 novembre 2008
Noyés parmi ses concurrents ? Prisonnier dans une guerre des prix ? La stratégie de distribution sélective d'Exclusive Storage* est à méditer :

« 
Exclusive Storage souhaite en effet se différencier de la politique de distribution de ses concurrents en basant sa stratégie sur une forte compétence produits afin d'apporter à ses partenaires revendeurs un accompagnement à toutes les étapes du processus de vente. Afin d'atteindre cet objectif souvent revendiqué mais rarement atteint, Exclusive Storage a choisit de travailler en exclusivité avec un nombre restreint d'éditeurs ayant un minimum de concurrence produit. En effet, la fuite en avant de certains grossistes conduit ceux-ci à augmenter le nombre de marques avec de plus en plus de produits concurrents. De leur coté les éditeurs se retrouvent avec plusieurs grossistes dont ils doivent gérer en permanence la concurrence. Cette multi distribution conduit à un manque de motivation des distributeurs qui investissent peu sur chacune des marques de leur catalogue, de plus il est très difficile à l'éditeur de contrôler son marché. Ce mode de fonctionnement qui entraîne fatalement une guerre des prix est néfaste aux distributeurs, aux revendeurs comme aux éditeurs.

Le Business modèle mis en place par Exclusive Storage permet de développer un accompagnement et un engagement fort auprès des revendeurs. Assuré de ne pas être victime d'une guerre des prix, Exclusive Storage concentre tous ses efforts pour aider les revendeurs dans leurs démarches d'avant vente et de réponse aux appels d'offre. Exclusive Storage a mis en place une équipe à la fois commerciale et technique constituée d'experts ayant une longue expérience du marché et des technologies du stockage, de l'archivage et des sauvegardes. Cet investissement humain s'accompagne d'investissements matériels pour guider les revendeurs dans leur démarche commerciale en leur accordant des prêts de matériels avec le support nécessaire à la mise en place de maquettes performantes répondant aux attentes des clients. Sur l'aspect développement commercial Exclusive Storage met en place une cellule de télémarketing pour organiser, en collaboration avec les éditeurs, des opérations de détection de projet, Exclusive Storage qui assure l'évangélisation sur les nouvelles offres, prévoit d'accroître également la formation commerciale des revendeurs. Sur le plan du support technique, un service de remplacement sur site dans les 4 heures permettra aux revendeurs de garantir une qualité de service après-vente à leurs clients.

Ce Business modèle est également bénéfique pour les éditeurs qui peuvent désormais concentrer leurs efforts vers le client final plutôt que d'arbitrer en permanence les guerres entre grossistes et se disperser à former et suivre des partenaires non motivés.
La mise en place de ce Business modèle crée un nouveau relationnel et un climat de confiance entre le constructeur, le distributeur et le revendeur. Ce dernier peut compter sur son distributeur pour l'appuyer commercialement et techniquement dans sa démarche commerciale et dans le suivit de ses clients.
 » Source : communiqué de presse Exclusive Storage

Cette stratégie a d'audacieuse qu'elle privilégie la qualité au détriment de la quantité.

Concrètement, elle choisit une politique de maintien de la marge sur de moindres quantités, plutôt que de grande quantité avec une rentabilité restreinte. De plus, elle construit une forte image de marque de spécialiste, bénéfique sur le long terme, en se basant sur son avantage concurrentiel : une forte compétence produits. Ce choix de stratégie va également renforcer ses liens avec les distributeurs et les fidéliser.

De plus, le partenariat renforcé avec ces distributeurs permet de réduire les dépenses de support commercial et de jouir d'une proximité forte avec ses clients. Ce qui permettra à Exclusive Storage d'être mieux à même de discerner les modifications d'habitude de consommation.

Les analystes ont constaté de nombreux succès de ce type de stratégie dans les marchés à faible croissance. Il semble donc que cette stratégie soit tout à fait opportune dans notre contexte économique actuel.

Il est cependant dangereux d'avoir tous ses oeufs dans le même panier. Une société avec une gamme de produits restreinte sur un segment de marché restreint récolte tous les avantages du spécialiste, mais s'en trouve également particulièrement vulnérable si son marché s'assèche. Conserver un pied, avec un produit standardisé à bas coût, dans l'ensemble du réseau de distribution serait le garant de pouvoir rebondir plus facilement si un incident survenait, à plus ou moins long terme, dans la stratégie de spécialisation.


*Exclusive Storage, entité d'Exclusive group, est dédié aux solutions de stockage, de sauvegarde et d'archivage

Par Isabelle Umbdenstock
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Le blog d'Isabelle Umbdenstock

Conseil en stratégie commerciale et dirigeante de Business Reinforcement Services

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus